Entrainement à Carole les 7 et 8 juin

Ce Week end du 7 et 8 juin était notre second roulage de la saison 2009 à Carole.

C’était aussi la dernière occasion de s’entrainer sur ce circuit avant notre course d’octobre, histoire de ne pas avoir l’air trop ridicules face aux parisiens qui seront chez eux et maitrisent ce tourniquet.

Toute la semaine précédente la météo est annoncée pluvieuse, puis incertaine… bref c’est un temps d’automne en plein mois de juin qui devrait nous permettre d’essayer enfin les pneus pluie.

Lors de notre roulage du 16 mai j’avais pas mal galéré. La faute apparemment à un pneu arrière rincé que j’avais changé trop tard.

J’étais bien décidé à reprendre confiance, retrouver des chronos honorables, mais aussi assurer le roulage et ne pas risquer de grosse casse à 3 semaines de la première course
(on verra ça un peu plus tard)

Valé avait roulé en 1′09″ le 16 mai, ce qui est déjà un bon chrono pour un second roulage sur ce circuit, et Yodadim avait continué de découvrir tout le potentiel de la R6.

Comme nous roulons le dimanche avec Normandy Racing Performance, et le lundi avec Team trajectoire, nous partons tranquillement de Nantes samedi en début d’après midi.

Une pause pipi permet de constater que le motor home du Team BDL est tellement grand qu’il est obligé de se garer en travers, et sur les places non autorisées !

Il pleut toute la journée du samedi sur le circuit (tant mieux pour nous, c’est toujours ça qui ne tombera plus les jours suivants).
Après 4 heures de route nous trouvons un coin de parking libre pour installer notre tonnelle aux couleurs du U2Team

Bien pratique la tonnelle

Sur place nous retrouvons par hasard Christophe (”Le Drole” sur le VTSC), que je n’ai pas vu depuis un bail. J’ai un souvenir mémorable de notre roulage au Vigeant en 2004 avec nos CB 500
Comme Valé, il s’est approvisionnée une combinaison Vidal aux coloris spécialement étudiés pour être facilement retrouvé en cas d’avalanche.
Il court cette année en ERT avec un 650 SV

Pendant la nuit c’est le déluge de vent et de pluie. Je dors sous tente alors que Valé et Yodadim sont dans les camionnettes. Au réveil il fait froid et je découvre l’oreiller et le matelas mouillés…. mauvais plan.

Il s’arrête de pleuvoir et les derniers contrôles techniques sont effectués par l’équipe de Normandy Racing Performance.

Nous prenons notre première série avec prudence. La piste est froide et il reste des traces d’humidité.
Malgrés des conditions délicates, mes pneus neufs me confirment que mon soucis du 16 mai est résolu ; je suis en 1′13″ en roulant sur des œufs, et je fais 2 tours en 1′12″.
J’ai encore beaucoup de marge dans le sinueux. En particulier j’entre mal dans Alpha. Et j’en garde sous le coude dans la parabolique aussi.

Valé dans Hôtel :

Bishop, qui est en WE en famille sur Paris, nous a rejoint pour faire des essais de panneautage.
On prépare le panneau, les chiffres, les lettres, on s’explique longuement sur la méthode, les indications, etc… il s’agit d’être parfaitement au point pour la course de Pau.
Les essais se feront dans la série suivante.

En pré-grille je retrouve Christophe sur son 650 SV qui me lance : “vous vous trainez dans le sinueux avec vos R6. Je le laisse partir devant pour voir si il a raison.
Du coup j’oublie complètement Bishop et son panneau
Christophe a raison : avec sa SV il me met un boulevard dans la partie sinueuse. Raison de plus pour s’accrocher et apprendre.
Au début je profite des 2 lignes droites pour rattraper le retard que je prends entre Alpha et la la parabolique, puis petit à petit je trouve le rythme, je comprends 2/3 trucs et je ne me fais plus décramponner.

Au bout d’une dizaine de tours je reste dans la roue de Christophe pratiquement partout. Il n’y a qu’en entrée de parabolique que je n’arrive pas à rentrer aussi vite que lui.
Impossible de débrancher le cerveau pour ouvrir les gaz comme ça. Je soupçonne que Christophe n’en a pas (de cerveau), pour prendre la première corde aussi vite.

En fin de session je regarde l’Alfano : nous tournons en 1′10″ alors que je coupe dans les deux lignes droites pour ne pas doubler la SV. A quelques tours de la fin je le double quand même pour tenter de garder le rythme et passer sous les 1′10″, mais je me fais d’abord bouchonner, puis l’absence de “lièvre” ne me permet pas de rester suffisamment incisif dans le sinueux. Dommage.

A la fin de la session, Bishop vient aux nouvelles : “Alors le panneautage c’était bon ?
Valé et moi on se regarde…. “Euh…….” …..

Davidm4 nous a rejoint en spectateur lui aussi, et du coup Valé profite de tout le monde présent pour changer ses pneus entre deux sessions. Tout le monde s’y met.

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C’est un véritable team usine

Instant rare, immortalisé par une photo : Valé graisse son axe de roue !

Pendant ce temps je change mes plaquettes

Les séries du matin s’enchainent. Nous profitons au maximum du soleil (inattendu), car la pluie est annoncée pour l’après midi.
Léandre en action :

Valé qui est facilement repérable maintenant :

J’aime beaucoup m’exercer au freinage à Hotel ; c’est un freinage facile et bien en ligne qui permet de tester et repousser les limites.

Et surtout, si on repousse le repère doucement, il y a possibilité d’élargir facilement la courbe quand ça ne passe plus

En milieu d’après midi les premières gouttes font effectivement leur apparition. Les pilotes rentrent aux stands, il y a quelques chutes.

D’habitude ça me fait enrager, mais là je sens que je vais enfin pouvoir tester mes pneus pluie et je suis plutôt content

Je vais voir l’organisateur qui me confirme : “on va supprimer les séries et rouler en open pour ceux qui continuent“.

Je monte donc mes jantes équipées des pneus pluie et je pars pour 7 ou 8 tours.
Evidemment j’y vais trèèèèèssss doucement (je n’ai pas mis l’Alfano). Je teste l’adhérence en freinant et en accélérant de plus en plus fort quand la moto est bien en ligne.
Ca tient ! Dans les courbes je reste en configuration “balade-découverte”. Je n’ai aucune glisse ; je dois être bien loin de la limite.

Malheureusement il cesse de pleuvoir et ça sèche. J’ai peur d’abimer les boudins donc je rentre aux stands pour faire une pause et les examiner. RAS

C’est à ce moment là je crois que nous faisons la connaissance de J_N. Il n’a pas osé s’inviter plus tôt dans notre campement et c’est bien dommage.

10 minutes plus tard il retombe une grosse averse. Je suis de nouveau content
Le temps de m’équiper, j’arrive en prégrille alors que l’organisateur et le circuit ont décidé de stopper la journée. Il n’y a plus que 3 ou 4 pilotes en piste et les commissaires en ont marre de prendre la flotte sur la tête.
Dommage, ça aurait vraiment été l’occasion de prendre de l’expérience sur l’eau.

On se réfugie donc sous la tonnelle qu’on a réussi à arrimer avec les moyens du bord. On monte les côtés pour être à l’abri.
Ca nous prend pas mal de temps jusqu’au moment de s’assoir pour boire un coup, quand un des gars du circuit passe en nous regardant d’un drôle d’air.

Valé en profite pour lever le doute : “On roule demain avec Team Trajectoire. Y’a pas de problème pour rester dormir là ?

….

Vous rigolez les gars, c’est pas possible

S’en suit une longue discussion à l’issue de laquelle nous devons nous rendre à l’évidence : il va falloir ranger tout le bazar et aller camper sur la route devant le circuit

Un poil agacés nous rangeons tout sous la flotte.
Plus rien n’est accessible (apéro, barbeuk’), du coup nous nous retrouvons à prendre un verre de rouge sur le parking de l’hippopotamus voisin

De rage (et de désespoir) nous nous vengeons sur la serveuse, dans un premier temps, puis sur un bon steack

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Sans oublier que c’est la fête des mères aussi


Le lendemain, la balayeuse du circuit nous fait dégager l’entrée à… 6h00 du matin

On a largement le temps de prendre le petit dej’ et même une douche (enfin ils appellent ça une douche sur le paddock). Valé continue à dormir, y compris quand on déplace les voitures.

Il fait soleil. Du coup je remonte mes roues montées en SC

Et Claude (Team Trajectoire) nous fait sont breffing de début de journée

Les séries du matin sont agréables. Il fait bon et sec.
J’ai retrouvé toute ma confiance sur la moto et sur le circuit, et j’enchaine les tours en 1′10″ sans forcer exagérément. Si la météo pouvait tenir comme ça l’après midi je suis certain de pouvoir descendre en 1′09″.
Valé sort un 1′08″. Il est tout content ; il fait jeu égal avec Davidm4 sur Carole, c’est pas rien

Dernière série du matin : Valé me propose de m’emmener pour m’aider à améliorer.
On part tranquillement et quelques gouttes tombent. Valé hésite à rentrer. Finalement on continue, sans prendre de risques.

Et …. c’est mon dernier souvenir de la journée.

Celui d’après, c’est dans la camionnette des pompiers, juste avant qu’ils m’emmènent aux urgences d’Aulnay sous Bois
Sur le coup je ne sais plus sur quel circuit on roule, dans quel virage je suis tombé, à quelle période de l’année nous sommes…

Je laisse mes copains de jeu finir le CR sur le forum Moto Station, expliquer ma chute (Yodadim était aux premières loges), raconter que BOOZE est venu nous voir, etc…
Valé a commencé ici

J’ai fait parler la “boite noire” cet après midi : l’alfano indique qu’on a fait 2 tours (en 1′15″) puis qu’on s’est arrêté un instant en prégrille (pendant 5 minutes). Ensuite on est repartis et…. dernier tour indiqué en 1′45″… Le fil de l’alfano est en court circuit suite à la chute, donc je ne sais pas ce que ça indique.

La grosse déception du moment c’est que je me suis salement amoché pour une chute à la con, que j’ai rien compris à ce qui s’est passé, et que je suis obligé d’annuler la course de Pau.
Pour la course du Vigeant c’est encore incertain. Mon kiné me dit que ce seront les radios dans 3 semaines qui seront déterminantes.

Pas glop. Enfin c’est le risque qu’on prend à chaque sortie après tout.

@+ (le plus tôt possible)
TBA

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