Entrainement à Carole le 16 mai

Premier roulage de la saison pour nous sur le circuit Carole, ce 16 mai était surtout le roulage annuel réservé aux membres du U2Team.

Et un roulage privé U2, c’est toujours un grand moment à ne pas louper

Pour le plaisir de se retrouver, pour la qualité, l’ambiance, et la quantité aussi (2 séries seulement)

On décide partir tôt le vendredi.

Le motor home Volkswagen aux couleurs de l’équipe est de repos, donc on essaye d’optimiser le chargement dans l’Audi :


“Seulement” 2 trains de pneus d’avance pour chacun (un train de pluie et un train de sculptés) en plus de nos slicks sur les motos.
A l’intérieur, le break de Valé est plein à raz bord


Pas trop de ralentissements sur Paris, on arrive dans les premiers, et on commence à monter les tonnelles du club en buvant un coup.

Davidm4 nous rend une petite visite sympatique :

Déballage de tout le matériel, installation des tentes. Une fois de plus tous les pneus sont stockés dans la mienne. Je vais avoir l’odeur de caoutchouc toute la nuit.

En soirée c’est le drame : Valé nous ressort une Chili-Attack sournoise. 2 boites d’un coup !
Je n’ai pas re-goutté à ce truc depuis le roulage de mars 2007 au Bugatti, quand on avait eu de la neige et que j’avais claqué un joint de culasse.
Je me souviens juste que j’avais été malade, et que la digestion m’avait posé des problèmes dans la ligne droite des stands le lendemain.

Mais comme David ose tenter le chalenge, je ne me dégonfle pas et je participe.

Heureusement je n’en ai pris que 2 ou 3 cuillères.
Le Chili de Valé c’est…. comment dire…étonnant.
A croire qu’il y a de l’acide de batterie là dedans. Ca pique direct à l’intérieur. L’impression de se faire percer l’estomac avec un foret au carbure de tungstène.
Je continue à me demander pourquoi ils mettent une date de péremption sur ce… plat cuisiné. Impossible que des bactéries se développent dans un magma pareil.

J’essaye de diluer à la bière mais ça fait une drôle de réaction chimique. Je commence à transpirer et avoir des palpitations.
David ne moufte pas mais j’entends son estomac se plaindre aussi. Il est pâle et ne parle plus qu’avec des phrases courtes, que je ne comprends pas toutes d’ailleurs.
Bref, en gros, c’est pas bon.
Je pense que si Valé arrête un jour d’en acheter ils stopperont la production direct.

Je décide de me coucher tôt pour lutter contre le mal. Difficile de s’endormir sous les avions de Roissy, d’autant plus qu’on est assez vite réveillé de bonne heure par… les avions de Roissy.

Le lendemain petit dej, la piste est encore humide mais le temps semble vouloir se maintenir. Yodadim et Alice ont rejoint le campement dans la nuit, c’est bien dommage que Pedro ne soit pas là.
Brieffing light du président, puis des secours qui sont assez inquiets de savoir qu’on a organisé des séries d’une heure.

Tout le monde est prévenu : la piste est juste séchante, mais très froide. Il y a eu beaucoup de gamelle la veille. Faut faire gaffe au début quoi.

Les confirmés partent en premier. Je me présente en pré-grille et il n’y a que 6 ou 7 motos qui partent devant moi, mais je n’ai même pas le temps de m’élancer : drapeau rouge !
Un des tous premiers a réussi à se bourrer avant la parabolique.

Du coup ça calme le reste du groupe, et nous faisons notre première session tranquillement.

Je retrouve la piste de Carole avec toujours le même plaisir, même si j’ai du mal avec ce tracé étriqué. J’ai toujours préféré les courbes rapides comme celles de Nogaro ou Dijon.
Mais Carole est certainement le circuit le plus technique. La qualité et la précision des trajectoires est déterminante.
Tout l’enchainement entre Alpha et la parabolique est techniquement magique. Tout le chrono se joue là dedans au centimètre.

Yodadim se fait plaisir avec la R6. A chaque retour de série son sourire s’élargit


(Photo Vincent Pouilly)

De mon côté j’ai beaucoup de mal à trouver le bon tempo dans les séries du matin. La moto ne va pas où je veux, elle élargi les trajectoires, je la sens pataude. Ca m’énerve. D’autant que la météo est bonne.
Je me dis que ça doit venir de moi (ce qui est certainement vrai en partie), donc je force un peu, et je provoque les premières glisses de l’arrière, sans pour autant avoir l’impression d’accélérer fort…
Et l’avant est toujours aussi imprécis.
En gros je roule mal. J’enchaine les tours en 1′13″, à plus de 2 secondes de mon chrono de 2008.


(Photo Vincent Pouilly)

Valé dans le gauche avant la parabolique :

(Photo Vincent Pouilly)

Vincent Pouilly est notre photographe pro pour cette journée. Comme d’habitude il prend des clichés magnifiques.


(Photo Alice)

Alice s’amuse aussi avec son Reflex. Elle prend de jolis photos


(Photo Alice)

Entre les séries ça discute technique. Yodadim sort son bonnet. C’est dire si le mois de mai est chaud en région parisienne

En série débutant, 2 pilotes testent l’adhérence de la parabolique.
Ici une mauvaise trajectoire qui coûte une méchante fracture du poignet et 2 mois et demi d’arrêt pour Kenny29 :

Dailymotion - highside sur circuit carole dans parabole - a Auto et Moto video

Pour Yodadim, qui arrivait juste derrière, c’est pas passé loin

Je continue à me battre contre mes chronos, ma moto qui veut pas tourner ,et qui glisse sans raison


(Photo Vincent Pouilly)

Du coup j’en profite pour faire de nouveaux tests de consommation en vue de l’endurance. J’arrive à faire 50 tours avant d’allumer la réserve. Ca correspond à une bonne heure de relais, donc c’est bon : ça passera.
Dans l’après midi Valé fera 61 tours sans ravitailler. C’est largement bon !


(Photo Vincent Pouilly)

Et Yodadim qui va de plus en plus vite…


(Photo Vincent Pouilly)

Fin de la matinée, Valé améliore en 1′09″, et Yodadim trouve ses marques en 1′14″.

De mon côté je suis un peu déçu. Manifestement ce sont mes pneus qui posent problème. J’avais eu des soucis d’arrachement au Vigeant avant de trouver enfin les bon réglages, mais le mal est fait : le pneu arrière est en triangle.
Pas grave : une bonne bouffe nous attend avec toute l’équipe, et rien que ça, ça valait le déplacement

Bastet passe nous voir aussi. C’est bien sympa

Et puis l’après midi nous avons une session d’une heure qui nous attend. La seule véritable occasion de tester notre endurance avant la course d’octobre.
Une bonne raison aussi pour moi d’arrêter de me focaliser sur le chrono, mais de rouler dans la durée.

Valé installe son caméscope et c’est reparti :

Tout le monde est un peu lourd après le repas, mais ça attaque dur quand même :


(Photo Alice)

Ca fait tout drôle de voir Yodadim rouler, au lieu de bricoler une Buell dans le paddock


(Photo Vincent Pouilly)


(Photo Vincent Pouilly)

Je commence la série d’un heure tranquille, et dès les premiers tours ma moto glisse de plus en plus.
Pendant quelques tours je décide de m’adapter, de casser les courbes au maximum, je fais gaffe à la remise des gaz, mais dans pratiquement tous les virages à droite c’est “holliday on ice”.
Et puis ça commence à glisser à gauche aussi. Je suis en 1′14″ et j’ai le temps de faire coucou aux spectateurs photographes, je guette Vincent Pouilly, je regarde ce qui se passe dans le paddock à chaque passage… c’est n’importe quoi, je ne peut plus rouler normalement.
Et en plus je manque de m’y mettre 2 ou 3 fois. J’enrage.

Raz le bol, je laisse tomber la session d’une heure et je rentre pour monter des pneus neufs.

Déballage de tout le matos de l’Audi, je commence à monter des Supercorsa et…. il se met à pleuvoir.

Je suis bien énervé comme il faut mais il ne pleut pas assez pour sortir le train de pneus pluie. Je décide de continuer.

Yodadim arrive entre 2 session. “Vas sur le paddock pour trouver un compresseur !

Il revient avec les 2 roues gonflées et je me rend compte que j’ai monté l’avant à l’envers.
C’est pas grave on recommence.

Finalement, après pas mal de temps de perdu, je repars avec mes boudins neuf sur une piste séchante.
3-4 tours pour rôder prudemment, et je commence à remettre du gaz : la moto est redevenue normale. Elle est précise et je me sens en confiance.
Je descend d’une seconde à chaque tour, tranquillement, et je retrouve mon 1′13″ au 7ème tour quand… il se remet à pleuvoir

Je ne saurais jamais si le problème était dans ma tête ou dans les pneus… et si c’est un peu des deux, quel facteur était le plus déterminant.
Bon c’est pas grave, on oublie et on fera mieux la prochaine fois.

Au fait la prochaine fois c’est aussi à Carole : les 7 et 8 juin. Venez donc trinquer avec nous. Promis je ferai pas la gueule même si je suis lent

TBA

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